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Obimama

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Obimama-Milky-way-ecru-seulBon alors moi, Obimama, je connaissais vaguement, de nom. Des mei-tai (porte-bébé d’inspiration chinoise) faits par une couturière américaine super douée, super confortables, super rares et donc super chers (« Beautiful, comfortable and versatile mei tais » : des mei-tai beaux, confortables et polyvalents.) Je n’avais pas prévu de m’y intéresser plus que ça, le but de mon site étant de partager sur des moyens de portage quand même relativement accessibles… Voici un aperçu du travail titanesque de cette couturière talentueuse et réputée  pour avoir une estime de soi certaine…

Et comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, lorsque l’occasion s’est présentée d’en avoir un entre les mains sans avoir à débourser une somme folle, je l’ai saisie ! Et je remercie encore une fois Mélanie de sa générosité pour avoir fait voyager cette merveille parmi quelques copines en attendant que son fils pousse et puisse à son tour s’y lover ! 😘

Sur la marque Obimama d’abord.

Obimama, c’est donc quelques porte-bébés prêts à être achetés, mais c’est surtout des wrap conversions (conversions d’écharpes). Encore faut-il gagner une place pour avoir la chance de voir son écharpe convertie. Si c’est le cas, s’ouvre alors à vous un monde incroyable de possibilités, de choix et d’options en tout genre afin de personnaliser votre mei-tai.

Pour être claire, on peut choisir :

  • Obimama-porteLa taille du tablier : que ce soit la hauteur ou l’assise du tablier, il existe trois modèles compatibles entre eux : le Baby, le Toddler (bambins) et le Pre-school (enfants), à savoir 40 / 45 ou 50 cm.
  • La taille des bretelles : XS, petite, moyenne ou large (d’1m90 à 2m30)
  • La taille de la ceinture : XS, petite, moyenne ou large (d’1m40 à 2m05)
  • Le type de bretelles : déployables à la façon du didytai (avec les Classic ou les Sumo), rembourrées / déployables avec les Zen ou les Kombi. Ces dernières sont spécifiques aux Obimamas, on ne les trouve chez personne d’autre à ma connaissance et j’y reviens plus longuement dans la suite de l’article.
  • Les options : la capuche ajustable, la ceinture à boucle, l’accroche-doudou/sucette, le rembourrage aux genoux, le rembourrage au niveau de Logo-obimamal’encolure, la forme plus arrondie de la ceinture, une décoration en appliqué, une décoration avec des plis esthétiques sur la capuche, l’épaisseur du rembourrage et même, même, la densité du surpiquage. Dingue !

Vous trouverez tous ces détails sur le site d’Obimama herself, ainsi que d’autres informations encore sur sa boutique Etsy.

Enfin, une dernière info, et non des moindres, concernant le prix. Il faudra compter  250$ / 185€ (pour des conversions « basiques » en tissu décoratif), 550$ / 405€ pour la collection « Standard » et entre 650$ / 480€ à 1200$/880€ pour certaines pièces, uniques. Vous avez bien lu : 880€ pour cette conversation d’une écharpe Artipoppe par exemple (une autre marque qui n’a pas sa place sur ce site étant quasiment inaccessible à moins d’être dans les petits papiers de la créatrice !). D’occasion, on peut en trouver aux alentours de 300€, sur les groupes de vente internationaux par exemple. Attention aux frais de douane…

Bon alors, est-ce que ça vaut le coup d’y mettre autant ?

Obimama-cuisinePour répondre à cette subsidiaire question, voici la seconde partie de l’article, celle sur mon ressenti lors de notre courte aventure avec ce porte-bébé.

D’abord, il faut que je vous dise, ce modèle, réalisé dans une Natibaby (version 2012) Milky Way Ecru (30% de lin) a un tablier haut de 45cm (format Toddler) et une assise de 50 cm (format pre-school). Il est donc juste parfait en terme de dimensions pour accueillir un enfant de presque 2,5 ans plutôt gaillard. Mélanie a choisi une petite taille de ceinture (1m50 hors pointes, un peu fantaisiste quant à la répartition de la longueur, ayant 10 cm de différences entre les deux côtés…) ainsi que des petites bretelles (2m05 hors pointe toujours), largement suffisant pour mon 1m72 taille 38.

Les premiers mots qui me sont venus lors de l’ouverture du colis sont : lourd (et pour cause, il fait plus d’1kg100 !), encombrant, massif. Je ne suis pas sans savoir que les anciennes Natibaby avec lin sont particulièrement denses et lourdes justement, mais tout de même, je ne m’attendais pas à un mei-tai si pondéreux, presque « pataud ». Cette sensation se confirmera en portage avec un porte-bébé, pour sa catégorie, particulièrement chaud et dans lequel on a attrapé tous les deux une petite suée lors d’une marche pourtant automnale. Mais alors, est-il au moins confortable ? Grâce à des tas de petites particularités assez discrètes, le Obimama a tout de même su se faire apprécier de notre tandem.

Les bretelles, très particulières sur le Obimama, sont celles du type ZeN, avec un rembourrage d’environ 40x9cm et un « déployage » d’un peu plus d’une trentaine de centimètres. On voit habituellement sur les mei-tai des bretelles déployables type Didytai de Didymos, des bretelles rembourrées du type Mysol ou encore des bretelles semi-déployables comme sur les Ptitsy Moloko. Et bien les modèles Zen et Kombi d’Obimama inventent un nouveau type de bretelles puisqu’elles sont à la fois rembourrées mais également entièrement déployables (photo 1). Force est de reconnaître que les épaules du porteur, parfaitement enveloppées dans le tissu, connaissent ainsi une répartition du poids sans doute plus harmonieuse qu’avec des bretelles simplement rembourrées en leur début. Mais dans les faits, à moins d’avoir des épaules extra larges, le tissu qui est censé se déployer reste finalement à sa place sous le rembourrage et ne présente guère d’intérêt révolutionnaire. En tout cas, personnellement, j’ai trouvé que ça n’apportait pas grand chose si ce n’est une épaisseur supplémentaire sur l’épaule tout de même bien agréable. Même le renfort de couture ne ressemble à aucun autre avec sa forme en demi-lune (photo 2).

La ceinture aussi est spéciale et je crois n’avoir jamais vu ça sur un autre porte bébé. Au lieu d’être cousue dans une bande de tissu simplement pliée en deux puis retournée, elle est cousue à la manière de bretelles déployables, rattachée au corps du porte-bébé par de petits plis. Original et confortable ! Quant au rembourrage et à la forme de son milieu, elle fait penser aux Ptitsy Moloko ou au TCM avec son arrondi généreusement douillet. Elle est très agréable à porter et adhère bien au corps du porteur, malgré le poids du derrière assis dans la poche, assez profonde en raison des pinces verticales du tablier ! Mais j’ai trouvé que le rembourrage manquait de souplesse et de douceur. Il est carrément un peu cartonné pour tout dire, comme sur un préformé.

Je crois avoir fait le tour de ce qui me semblait important et de ce que j’ai découvert sur ce mei-tai à la fois très prisé et très spécial. Serais-je prête, personnellement, à investir dans ce mei-tai ? Ma réponse sera sans équivoque : NON. Même si je ne devais n’en choisir qu’un et qu’on me l’offrait. Je l’ai pourtant trouvé confortable, original, intéressant et très adapté à mon bambinmais je ne trouve pas que ses qualités surpassent à ce point les créations deObimama-Milky-way-ecru-bambous couturières françaises comme Tout contre Moi ou Ptitsy Moloko pour mériter de devenir un graal auquel on est prêt à sacrifier beaucoup financièrement. Le prix de revient, si on décide d’envoyer son écharpe avoisine les 800€ (frais de douane inclus), contre 122€ chez TCM et 124€ chez Ptisy Moloko toutes options et frais de port compris. Sans compter qu’il est devenu très difficile d’obtenir un slot (une place pour une conversion) et qu’il faudra une infinie patience pour obtenir son porte-bébé rêvé…

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12 commentaires sur “Obimama

    • Avec plaisir ! Enfin… il m’a fallu un temps infini et éplucher de longues heures le site en anglais pour réunir les informations sur les options, les tailles, les prix… Définitivement hors-normes, je pense que c’est le porte-bébé qui m’a demandé le plus de travail ! 😉

  1. Merci pour cet article très précis sur ce fabuleux mei tai.
    En revanche, quelques petites précisions quand même sont à apporter 😉

    La créatrice ne précise pas l’utilité des différentes formes de bretelles, ce qui est fort dommage, cela permettrait d’orienter son choix sur le confort plutôt que le design.
    Notamment la bretelle Zen est particulièrement appréciable lors des portages ventrales avec un bambin ou un pre-school, le tissu se déploie sur les épaules comme le nouage du kangourou ou du DH, le rembourrage préserve les trapèzes, une meilleure répartition de poids se fait surtout en étalant largement dans le dos la partie déployable de la bretelle, le périnée est préservé, le temps de câlins prolongé.
    Comme ce porte bébé est effectivement lourd, ce type de bretelle est plus adapté aux personnes d’une certaine corpulence, ou aux épaules très sensibles. En soi, elles n’ont pas d’intérêt particulier sur un portage dorsal, hormis un ajout de confort comme tu l’indiques, une finition « coeur croisé » sur la poitrine quand la longueur le permet, ce qui est faisable aussi avec les autres types de bretelles.
    Il faut savoir également que les mei tai proposés en tissu déco, n’ont pas du tout le même confort que lorsque celui ci est converti avec une écharpe. Il suffit de s’imaginer porter dans une écharpe en coton décoratif versus sergé/jacquard, pour évaluer le même rendu en mei tai.
    Concernant l’état cartonné de la ceinture, celui ci s’améliore considérablement à l’utilisation et elle s’assouplit tout en restant très confortable, épousant parfaitement les courbes, sur toutes les hauteurs d’installation. J
    e trouve qu’elle est loin d’une ceinture de préfo quand même, tout en assurant une « vraie » fonction de ceinture de mei tai, qui ne boudine pas en somme.
    Aucun mélange de fibres n’arrête Obimama dans ses réalisations, à la différence des couturières françaises, qui vont prendre soin d’étudier les conséquences que tel ou tel mélange occasionnera sur les coutures à force d’utilisation, sans compter sur l’exigence des normes françaises. TCM a d’ailleurs réalisé une très chouette vidéo expliquant cet impact et quelques notions de tissage. Obimama renforcera les coutures bien entendu pour assurer la sécurité du porte bébé.
    Le mei tai obimama n’est pas adapté à un nouveau né, il est tout simplement trop imposant en tout, et pour les bambins, il n’y a aucune obligation de renforcer l’assise comme sur ta photo.

    Il faut savoir que la créatrice ne laisse pas toujours le choix de l’écharpe lors de la transformation, le prix sera donc proportionnel à la rareté/composition de l’écharpe utilisée. Il s’explique aussi par le fait que la créatrice a été très vite submergée par les commandes « internationales » en plus de celles du territoire américain, et qu’il a fallu trouver un moyen de les maitriser. Elle pratique donc des prix élevés, à la hauteur de son travail n’en doutez pas, de la réputation de l’écharpe, des options proposées/imposées, sans compter sur les tirages au sort et sa boutique Etsy.
    Un jour ou l’autre, les couturières françaises augmenteront aussi leur tarif, je leur souhaite d’ailleurs 🙂

    Pour finir, ceci est uniquement mon sentiment personnel en fonction de ce que j’attends d’un mei tai, de ma corpulence et de la taille/poids de mes enfants.
    Je n’ai jamais aimé les mei tai, ne trouvant jamais celui qui « resterait » à la maison définitivement. C’est chose faite avec le Obimama.
    Le didytai est bien pour 2/3 raisons, l’évolubulle de même, hop tye pareil, mysol, bbtai…sans compter sur les hybrides…
    Rendons à Cesar ce qui est à César, le Obi est parfait, une Rolls en tout point, et je ne regretterai pas l’investissement financier fait aux prix de quelques écharpes revendues.
    J’ai eu l’occasion de tester un Ptitsy Moloko, c’est effectivement une très belle réalisation abordable, aux finitions soignées, sans compter sur l’amour que la créatrice met dans ses réalisations. J’ai trouvé qu’il serait parfait pour un tout petit, mais la ceinture trop souple et l’ensemble du mei tai trop fin pour mes besoins, je crois que j’aurai eu peur de l’abimer.
    J’ai une place chez TCM, j’ai hâte de le tester car j’entends beaucoup de positif et c’est celui qui, à priori, se rapprocherait le plus du Obimama 🙂

    • Mouahaha tu as des options chez Obimama, comment ça se passe ?

      Non sans blague, merci pour ton commentaire qui apporte des précisions intéressantes.

      En revanche, j’insiste, vraiment, sur le côté disproportionné du prix selon moi. Tu dis que c’est « à la hauteur de son travail« , mais bon je constate quand même 10 cms de différence d’un côté et l’autre de la ceinture… Bon soit, ce n’est pas très grave ! Mais je constate aussi dès son arrivée, puisque je l’ai inspecté sous toutes ses coutures, qu’un rembourrage de bretelles commence à se faire la malle. Permets-moi donc de douter de sa « perfection » pour reprendre ton terme.

      Je ne tenais pas absolument à casser le mythe hein, que ce soit clair, j’ai juste exposé, comme d’habitude, mon ressenti vis-à-vis d’un porte-bébé et ce qui l’entoure. Vraisemblablement nous n’avons pas le même mais c’est bien normal, il y a autant de manières de percevoir un porte-bébé que de tandems porté / porteur 🙂 Et notre tandem se satisfait amplement d’un Ptitsy – surtout si j’ai choisi une écharpe bien dense et robuste pour la conversion, comme ça je n’aurai pas la crainte de l’abîmer, même avec un bambin… – ou d’un TCM et ne perçoit pas bien l’intérêt d’y mettre 6 fois plus de sous.

  2. En voilà un article détaillé ! (Kla, fais gaffe tu as un truc derrière l’oreille ).
    Et quid de la réponse de Laurianne si précise ;)…

    Je n’ai évidement pas touché / goûté . d’Obi alors je ne peux sentir les choses qu’avec mon Ptitsy, qui ,réalisé avec une écharpe que je trouvait bien trop épaisse pour porter avec précision -à mon goût, me semble parfois « robuste » !

    Merci les filles pour vos précisions en tous les cas 😀

    • Si mes souvenirs sont bons, c’était avec la Vatanai à baleines non ? Qui est, d’après ce que tu m’avais dit, méga épaisse ouais 🙂 Bah au moins, c’est solide 😀

      J’vais voir ce que je peux faire pour le truc derrière l’oreille hi hi 🙂

  3. Si je conçois que le prix d’un transfo puisse dépendre du mélange de tissu, de la difficulté de réalisation, des différentes options, j’ai beaucoup de mal à comprendre en quoi la rareté ou la côte de l’écharpe joue. A moins qu’une cliente demandant une transfo d’une écharpe rare (style AP par exemple) paye en fait le droit de passer devant la très longue liste d’attente?

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